Pour survivre, ils se sont adaptés aux outils mis en place pour protéger les populations. Ils ont développé une résistance aux insecticides classiques et s’adaptent très bien aux conditions climatiques et environnementales. Détail insolite : ils piquent aussi le jour, rendant caduque l’utilisation des moustiquaires.
Mais surtout, un nouveau moustique originaire d’Asie du Sud, l’Anopheles stephensi, porteur des deux souches les plus mortelles de parasites, alarme les spécialistes. Dangereux pour les humains, il commence à sévir au Kenya. Présent depuis quelques années à Djibouti et en Ethiopie, l’espèce, particulièrement résistante et invasive, fait des ravages dans des zones qui jusque-là, avaient éradiqué le paludisme. Détecté au Nord du Kenya, ce moustique menace aujourd’hui des populations qui n’avaient jamais été confrontées à la malaria.