Fukushima, mon amour, le dernier film de Doris Dörrie, sort en mars dans les salles allemandes. Mais la réalisatrice, très populaire outre-Rhin, a également tourné pour le magazine Square d’ARTE un portrait intimiste du danseur de butô Tadashi Endo.
Ce Japonais né à Pékin a étudié la mise en scène à Vienne en Autriche. C’est là qu’en 1989, il participe à un atelier du grand maître de butô Kazuo Ohno – une rencontre qui devait changer le cours de sa vie. Aujourd’hui, il enseigne lui-même cette danse nippone dans son centre à Göttingen, où Doris Dörrie a fait sa connaissance. Tadashi Endo joue déjà dans son film Cherry Blossoms, qui a reçu en 2007 l’Ours d’argent du meilleur film à la Berlinale. Dans son dernier long métrage sur la catastrophe de Fukushima, il interprète à nouveau une danse très personnelle, expressive, fascinante.
De Tadashi Endo, la cinéaste et auteure allemande a appris que les morts rêvaient de nous et qu’il ne fallait pas hésiter à demander à sa propre ombre : qui diable es-tu au juste ? Pour Square, elle filme la danse, mais aussi la question ancestrale du devenir et de la disparition.