Paris, 1835. Jeune dandy libertin à la vie notoirement dissolue, Ryno de Marigny s’éprend de la très pure Hermangarde de Polastron. Afin de convaincre la marquise de Flers de lui accorder la main de sa petite-fille, le jeune homme lui fait le récit de la tumultueuse passion qui le lie depuis une décennie à "la" Vellini, courtisane entrée dans la haute société grâce à son mariage avec un vieil aristocrate, lequel ignore tout de cet adultère…
Passion charnelle
Qu’est-ce qui lie le jeune Ryno de Marigny (Fu’ad Aït Aattou, d’une beauté séraphique) et sa "vieille" maîtresse de 36 ans (Asia Argento, vénéneuse à souhait) ? Pourquoi leur relation tumultueuse, pétrie d’amour et de haine, d’attraction et de répulsion, reste-t-elle indissoluble ? Et les sentiments qu’éprouve le libertin pour la délicate Hermangarde (Roxane Mesquida), héritière d’une noble famille, n’est-elle pas pour lui la promesse d’un nouveau départ en forme de mirage ? Adaptant le roman éponyme de Jules Barbey d’Aurevilly, la transgressive Catherine Breillat explore une nouvelle fois les ravages de la passion charnelle et cette guerre sans merci qui oppose dans leurs désirs contrariés un homme et une femme. Dans le premier film d'époque de sa carrière, porté par un casting sur mesure (dont Michael Lonsdale et Yolande Moreau en mondains intrigants), la réalisatrice ausculte avec la même ferveur les délices des corps enlacés et les tourments d'amants incapables de se quitter comme de se trouver.