En 2014, lors de mon passage à Kaboul, j'avais vu un pays divisé : femmes en burqa et députées, enfants vendant des chewing-gums. J’y avais rencontré Niloofar Rahmani, la première femme pilote de l’armée afghane, une figure forte malgré les menaces des Talibans. Ces femmes vivaient une liberté fragile, mais l’arrivée des Talibans en 2021 efface leurs droits : plus d’école, plus de travail, et une vie de cachette. Niloofar fuit aux États-Unis avant la prise du pouvoir. Malgré tout, les femmes résistent : écoles clandestines, écriture sous pseudonymes. L’oppression des Talibans est un apartheid de genre. Si Niloofar avait dû fuir après 2021, elle n’aurait pas pu, à cause des nouvelles restrictions américaines. Mais, comme elle me le dit, "leurs ailes sont brisées, mais leur voix cherche encore le ciel."