À Paris, Maximilien Van Aertryckse s’interroge sur le rapport de l’humanité à cette invention géniale qu’est la photographie. Aux côtés d’Axel Danielson, il a réalisé deux documentaires sur le sujet, dont "And the King Said, What a Fantastic Machine".
Abdulhamid Kircher prend le contrepied du déferlement d’images. L’artiste germano-turc travaille à partir de tirages analogiques, d’archives personnelles et de souvenirs douloureux. Dans l’exposition "Rotting from Within" qui lui est dédiée aux Deichtorhallen à Hambourg, il mêle des photographies anciennes et des clichés récents dans une installation s’attachant aux émotions, aux dynamiques de pouvoir et aux récits personnels.
La compagnie (La)Horde et le Ballet National de Marseille apportent une réponse incarnée au déferlement d’images. Dans "Age of Content", ils interrogent ce qui subsiste d’unique dans un corps qui vit et qui respire face aux flux ininterrompus d’images submergeant nos écrans.
À Bruxelles, Léa Belooussovitch transfère sur feutre des photographies de guerres, de catastrophes et de souffrances humaines. En cela, elle convertit l’acuité des clichés numériques en esquisses floues et fragiles.
"Twist" s’interroge : quelles photographies laissent une trace durable et à côté de quoi passons-nous en voulant tout immortaliser ?