Solide gaillard qui chante le grand amour dans la brume, Sébastien Tellier dissimule son côté tendre et rêveur derrière une grosse barbe et d’épaisses lunettes de soleil. Cet hypersensible ressent de façon aiguë les émotions des autres. Le temps d’un concert berlinois, il partage ses sentiments avec toute une salle, entre idylle de vacances, nostalgie et éternité.
Pour toujours, je t’aimerai ? On verra… Fuffifufzich ne croit pas en l’amour éternel, comme l’atteste son album Heartbreakerei. L’électro de la Berlinoise d’adoption se nourrit de notre époque, âge d’or des sites de rencontre et des aventures sans lendemain, et tisse le portrait d’une génération ballottée entre peines de cœur et narcissisme. Son credo : les sentiments, c’est cool, hors de question d’en avoir peur.
Pour Queralt Lahoz, rien de plus risqué que d’ouvrir son cœur. Fuyant les clichés, la chanteuse espagnole, aux accents hip-hop, soul et flamenco, a longtemps refusé de célébrer l’amour romantique. Mais de l’eau a coulé sous les ponts, et nous la retrouvons à Barcelone, en quête de réconciliation avec ses sentiments.
L’artiste électro français Lewis OfMan cherche l’amour au milieu des grosses basses pêchues. Mais s’il adore expérimenter, il sait aussi être tendre, comme dans sa chanson "Je pense à toi". Son mot d’ordre : vive le kitsch ! Le mauvais goût, ça n’existe pas !