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Jeanne la folle
114 min
Disponible jusqu'au 28 février 2026 à 05:00
Plus que 5 jours
À la mort de sa mère, Jeanne de Castille devient reine, mais elle est si jalouse de son mari qu’elle passe bientôt pour folle… L’actrice Pilar López de Ayala se met magistralement dans la peau de cette héroïne volcanique et rebelle.
1496. Héritière présomptive du trône de Castille et d’Aragon, la jeune princesse Jeanne part pour la Flandre afin d’épouser son promis, Philippe de Habsbourg. Ce mariage de convenance, aux visées politiques, tourne d’emblée à la passion amoureuse. Éperdument éprise de son mari, Jeanne découvre bientôt ses infidélités. À la mort de sa mère, Isabelle la Catholique, elle devient reine à son tour. Mais elle fait preuve d’une telle jalousie qu’on la soupçonne d’être atteinte d’un dérèglement mental. D’autant que son mari, tout comme son père, Ferdinand d’Aragon, ont politiquement intérêt à ce qu’elle soit déclarée inapte à gouverner.
Déraison et sentiments
La supposée démence de Jeanne de Castille (1479-1555) reste sujette à débat parmi les historiens. Il est, en revanche, attesté que cette jeune reine au tempérament passionné, rétive aux obligations religieuses, faisait de violentes scènes de jalousie à son mari volage et n’hésitait pas à défier physiquement ses maîtresses. Dans cette relecture contemporaine, le personnage de Jeanne, porté avec une belle intensité par Pilar López de Ayala, révèle avant tout les déchirements d’une femme trop indépendante pour son époque. Refusant de trancher, le film maintient habilement une ambiguïté autour de la folie de son héroïne, qui apparaît tantôt suggérée par l’image que Jeanne donne d’elle-même, tantôt exagérée par les intrigants de la cour. Guidée par ses sentiments, et contre tous les usages, la jeune reine ne craint pas de rabrouer les hommes haut placés qui voudraient la mettre au pas. Face à elle, Daniele Liotti incarne avec justesse un Philippe de Habsbourg plus fragile que sa jeune épouse ne veut le croire. Par son propos féministe et son esthétique soignée, Jeanne la folle s'inscrit parfaitement dans la filmographie progressiste de Vicente Aranda, cinéaste engagé, qui avait révélé en 1977 la jeune Victoria Abril en jeune adolescent transgenre dans Je veux être une femme, et célébré le courage féminin dans Libertarias (1996).
Avec
Roberto Álvarez
Pilar López de Ayala
Rosana Pastor
Guillermo Toledo
Susi Sánchez
Réalisation
Vicente Aranda
Pays
Espagne
Année
2001
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